
Un dossier incomplet coûte trois choses : le délai supplémentaire pendant que la pièce manquante circule, le risque de perdre l'offre si le compromis arrive à échéance, et le temps non facturé passé à relancer. Le coût n'est pas le document manquant, c'est tout ce qu'il déclenche.
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Le coût visible : le temps de relance
C'est celui qu'on voit le mieux. Vous envoyez la liste des pièces, le client en dépose une partie, vous relancez, il renvoie, une pièce ne va pas, vous relancez encore. Chaque dossier consomme une série d'échanges qui ne rapportent rien et qui s'additionnent sur l'ensemble de votre portefeuille. Une liste claire dès le départ en évite une partie : voici les pièces selon le profil de l'emprunteur.
Le coût caché : le délai bancaire
Celui-là fait plus mal. Tant qu'une pièce manque ou ne passe pas, le dossier n'avance pas côté banque. Or le dossier de prêt vit dans un calendrier contraint : le compromis de vente fixe une date, l'accord de principe a une durée, l'offre de prêt aussi. Un dossier qui traîne sur une pièce, c'est un dossier qui grignote sa propre marge de temps.
Le coût maximal : l'affaire qui capote
Le cas rare mais réel : le dossier qui s'effondre en fin de parcours pour un document oublié. Une pièce réclamée dès le départ, jamais fournie, qui bloque au moment de l'édition de l'offre. Là, ce n'est plus du temps perdu, c'est une commission perdue et un client déçu.
Pourquoi « relancer plus » n'est pas la solution
La réaction naturelle est de relancer davantage. Mais relancer un client qui a déjà tout envoyé « selon lui » ne sert à rien s'il ne sait pas quelle pièce précise pose problème. Une relance efficace ne dit pas « il manque des choses » ; elle dit « il manque le troisième relevé de compte et votre justificatif de domicile date de plus de trois mois ».
Questions fréquentes
Ce qu'on nous demande
Combien de temps un dossier incomplet fait-il perdre ?
Cela dépend du nombre d'allers-retours et de la réactivité du client. L'enjeu n'est pas tant les heures cumulées de relance que le délai bancaire qui s'allonge pendant ce temps.
Un dossier peut-il vraiment capoter pour une seule pièce ?
Oui, quand une pièce exigée dès le départ n'est jamais fournie et bloque l'édition de l'offre alors que le compromis arrive à échéance.
Faut-il relancer plus souvent ?
Non, plus précisément. Une relance qui nomme la pièce exacte et le problème exact obtient un résultat ; une relance vague ne fait que répéter l'attente.
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